Pourquoi passer de la rue au salon ?
En février 2021, nous étions loin de nous douter que 3 ans plus tard, nous serions en train de créer notre propre salon de coiffure.
L’aventure a commencé un 14 février (bel augure !) quand les premiers Wilson Barbers (qui ne s’appelaient pas encore comme ça), ont accompagné un street-coiffeur, Hasni Bekheira, de l’association grenobloise Street’Coiff lors d’une session au Parc des Expos de la Villette, à l’époque réquisitionné pour les mises à l’abri « Grand Froid ».
Lorsque nous avons vu l’importance d’une coupe de cheveux pour les personnes à la rue, nous avons décidé de continuer cette action pour toutes les raisons que vous pouvez lire dans l’article dédié à la coiffure de rue.
A l’époque, nous étions tous bénévoles de Solidarité Migrants Wilson, collectif citoyen qui vient en aide aux personnes exilées abandonnés par l’Etat. Petit à petit, le collectif de coiffeurs solidaires a grandi, s’est structuré et a pris le nom de « Wilson Barbers ». En janvier 2023, le collectif est devenu une association à part entière.
C’est courant 2022 que l’idée d’un salon de coiffure solidaire a germé, quand nous devions expliquer et re-expliquer que nous ne pouvions pas prendre de rendez-vous, qu’on coifferait ceux qui n’avaient pu être pris en charge « la prochaine fois », sans pouvoir planifier cette prochaine fois.
C’etait juste une idée, une envie, une discussion de rêveurs et rêveuses, « un jour »…. Et puis un ami (Merci, Ludovic, sans toi, nous ne serions pas en train de nous battre avec WordPress pour faire ce site ! ) nous a conseillé de participer au Prix de La Fondation Cognacq-Jay. Plus de 400 projets incroyables s’y présentent chaque année, nous nous sommes dit que ça nous aiderait à structurer notre projet, à défaut de gagner.
Et finalement…. nous avons été parmi les 10 lauréats ! Accompagnés par La Ruche puis par The Human Safety Net dans le cadre du « Programme d’accompagnement pour Refugiés Entrepreneurs » , nous avons rencontrés des personnes incroyables qui ont cru en notre projet, nous en ont présenté d’autres…bref, on a « networké » sans savoir qu’on savait le faire.
Et l’aventure du salon est devenue concrète !


